Socialist Resistance

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Socialist Resistance Rouge- ESF Special  |  page 16

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de "camps de triage" Afrique du Nord afin de décider du sort des réfugiés avait été provisoirement écarté après que le Premier Ministre britannique Tony Blair n'a pu obtenir le soutien escompté sommet Européen en Grèce en juin 2003.

C'est ministre de l'Intérieur Allemand, Otto Schilly, qui s'y est opposé, déclarant que cela augmenterait le nombre de personnes souhaitant entrer en Europe plutôt que de le diminuer. Otto Schilly maintenant changé d'avis. "Les problèmes de l'Afrique devraient être résolus avec l'aide de l'Europe mais en Afrique : ils ne peuvent pas être résolus en Europe" a-t-il déclaré lors d'une réunion de justice européenne et devant les ministres de l'Intérieur en Août.

Le projet a également été soutenu par le nouveau commissaire européen à "la justice, la liberté et la sécurité", Rocco Buttiglione. Ministre italien délégué à l'Europe depuis 3 ans, Buttiglione a récemment déclaré que l'UE courait le risque d'être submergée par " la bombe a retardement de l'immigration ". L'Italie finance déjà des camps de transit en Tunisie.

A l'heure actuelle de nombreux réfugiés d'Afrique, d'Amérique latine et du Moyen Orient ne parviennent pas jusqu'en Europe ou jusqu'à d'autres pays développés. Ils deviennent plutôt des réfugiés dans des pays proches de leur région d'origine.

Il existe actuellement 12 millions de réfugiés dans le monde dont 7,9 millions ont vécu dans des camps dans des conditions épouvantables pendant plus de 10 ans.

Par contraste, même les 6 pays d'Europe réunis qui accueillent le plus grand nombre de réfugiés n'ont accordé le statut de réfugié qu'à 4000 personnes en 2003.

Ceci n'empêche pas les gouvernements européens de tenter de rendre responsables les migrants et réfugiés de leur propre échec à offrir des emplois et garantir un service public décent.

Cette situation fait le jeu des forces d'extrême droite. La Grande Bretagne par exemple assiste à la montée en puissance du Parti National Britannique (BNP) et du Parti de l'indépendance du Royaume Uni qui a relégué le parti conservateur au 4ème rang lors de la récente élection législative partielle à Hartlepool.

Ceci dans un contexte actuel où les principaux partis lois qui limiteraient l'immigration et l'asile politique.

Le mois dernier Tony Blair s'est promis de doubler le nombre de demandeurs d'asile refusés et déportés d'ici la fin de l'année." Le chiffre mensuel de "deportations" dépassera le nombre de demandes non justifiées d'ici la fin de l'année prochaine", dit - il.

En gros, 80 % (2112) des demandeurs entre avril et juin 2003 s'étaient vu refuser la permission de rester Grande Bretagne. Durant le même trimestre 3130 personnes étaient déportées.

Tandis que les socialistes ont laissé entendre leur mécontentement face aux contraintes qui leur sont imposées par la convention des Nations Unies sur les réfugiés, le conservateur Michael Howard s'est promis de ne pas en tenir compte et d'introduire un système de points l'Australienne définissant un quota limitant le nombre d'immigrants en GB. Les Libéraux démocrates se sont aussi promis d'imposer des quotas.

A travers l'Europe, les principaux partis politiques acceptent de céder aux sirènes racistes et renforcent la forteresse européenne pour ensuite se plaindre lorsque les partis d'extrême droite en récoltent les bénéfices.

Nous disons : abattons la forteresse européenne. Apportons notre solidarité

demandeurs d'asile réfugiés et migrants. Finissons-en avec la guerre, la pauvreté et les catastrophes écologiques qui font partie intégrante du capitalisme et contraignent des millions de gens à quitter leurs pays.

Tous et toutes ensemble, mobilisons nous pour la journée d'action européenne du 25 mars 2005 !