Socialist Resistance

An archive of socialistresistance.org, 2002–2022

Fight discrimination against Roma

Socialist Resistance Rouge- ESF Special  |  page 17-18

This is scanned newsprint, not web text. The original PDFs carried no text layer at all, so every word here was read off the page by OCR. Expect dropped opening letters, run-together words and wrong characters. There was no contents page to cut the paper up by, so the articles were found from the size of their headlines: a headline may carry its kicker, and where an article ran beside a boxed panel a few lines of the neighbour can appear. The scanned issue is the authority; this text is here so the words can be found at all.

and Britain, so there is a strong likelihood that they will exert pressure on their EU partners to agree both the principal and the detail by December - when the list is due to be finalised.

Alongside this list another proposal put forward by the UK government looks set to be agreed. The plan, to set up "processing camps" in North Africa to deal with asylum seekers, was temporarily shelved after British prime minister Tony Blair failed to win support for it at the EU summit in Greece in June 2003.

It was opposed at that point by German interior minister Otto Schilly who said it would increase rather than reduce the numbers trying to get into Europe. Otto Schilly, however, has now changed his mind.

"The problems of Africa should be solved with the help of Europe in Africa: they cannot be solved in Europe,' he told a meeting of European justice and home affairs ministers in August..

The plan has also been "Flooding the British labour market, plundering the social system, diffusing illicit drugs and fostering crime". With these headlines British tabloids relaunched a racistled media campaign against Roma in the run up to the enlargement of the European Union in May 2004. Some of the states which joined the EU in May contain large Romani populations.

"The Economist' of January 15 ran an article under the sensational title, "The coming hordes", dealing with the question of likely immigration from the East. The article was less hysterical than its title but did argue that "Central Europe's Roma minorities's are a particular case for concern" and mentioned the former introduction of a visa regime with Slovakia as a positive example for tackling with immigration flows. In doing so, it made clear that it would be a good thing to keep the East European Roma out of the UK

This gave the green light for others. On January 18, the Sunday Times announced that hundred thousands of East European Roma would only wait the day of enlargement to move westwards.

One day later, "The Sun' saw "tens of thousands of gipsies poised to flock to Britain". A day later, in the "Daily Express*, they had grown to 1,6 million "ready to flood in".

These headlines did not match the reality after enlargement - such scare stories over immigration rarely do.

This is partly because contrary to the myths peddled by the press, there are still restrictions during a transition period of seven years during which the old EU member states may keep their labour market closed for the new entrants.

Several countries, such as Germany, Spain, France and Italy are making use of these provisions. The British government did not take this route, essentially because it recognised that migration from the east would not have a huge impact here - but the rightwing Eurosceptic press ignored the facts and went to town with their rumours.

The Roma are probably the most hated and despised ethnic minority in Europe. A Council of Europe report in February 2004 on Bulgaria stressed persisting "stereotypes, prejudices and discrimination against minority

The report pointed out at the social and economic deprivation of the Roma communities and the segregation of Romani children in schools. It noticed as a particular concern "the excessive 1) use of firearms and force by the police against Roma".

In October 1999, the Belgium government deported 74 Slovak Roma asylum seekers, for which it was later condemned by the European Court of Human Rights. In Summer established a "pre-clearance" of air passengers at the Prague airport, which served to single out Romani passengers and prevent them from boarding airplanes destined to the UK.

Thousands of Romani refugees from Kosovo and other parts of the Former Yugoslavia find their lives in a limbo, since they are neither granted a permanent residence status in Western Europe, nor able to return to their region of origin.

The anti-racist movement across Europe needs to work with Roma organisations to end discrimination against the Roma across Europe.

Trade unions across the continent need to fight against migrant labour undercutting wage levels and conditions of existing workers by fighting for the right to work for all, whatever their immigration status, and to unionise and organise everyone whatever their country of origin.

page 18 of the scan

Vincent Gay En matière environnementale comme en matière sociale, les politiques réformistes, souvent teintées de libéralisme, ont fait la preuve de leur inefficacité à réduire les inégalités et à créer, tout simplement, un monde vivable pour tous et LOULCS.

Le problème de l'effet de serre et du climat est peut-être celui qui pose avec le plus d'acuité la nécessité de rupture avec le mode de production capitaliste.

Or, les solutions préconisées jusqu'ici par les institutions internationales ou les différents gouvernements, y compris ceux incluant des partis verts, ne sont pas en mesure de mettre un frein aux dégradations de notre écosystème.

Personne ne peut nier, y compris Georges Bush, que l'émission de gaz à effet de serre est en constante augmentation (entre 15 et 145 % depuis 1750 pour les trois principaux) est due à l'activité humaine.

La température a augmenté de 0,6°C au cours du XXème siècle provoquant une hausse du niveau des mers de 10 à 25 cm ; et les prévisions évoquent un réchauffement entre 1,4 et 5,8°C d'ici 2100, provoquant une montée des eaux de 9 à 88 cm.

Très concrètement, c'est le sort de millions de personnes qui est menacé, « le réchauffement global est aujourd'hui une arme de destruction massive », selon les mots de J. Houghton, ancien responsable de l'office britannique de météorologie.

A un problème aussi global ne peut qu'être apportée une réponse mondiale visant à diminuer les émissions de gaz à effet de serre en entamant une décroissance énergétique d'ensemble, ce qui ne veut pas dire qu'elle doive être la même pour tous.

Or, les débats autour du protocole de Kyoto montrent à quel point, y compris face à une telle menace, les Etats dominants et les lobbys industriels sont prêts à ne rien

Les navires poubelles, contenant des tonnes d'amiante et de métaux lourds,

ainsi qu'un grand nombre de d'objets fortement toxiques

(tels que les ordinateurs) soient 'recyclés' dans des

pays

ou aucune norme sanitaire ne protège les populations et les

salaries. lâcher.

Signé en 1998 par 119 pays, il doit être ratifié par 55 d'entre eux totalisant 55 % des émissions de gaz à effet de serre. Or le refus des EtatsUnis est clair: il n'est pas question que l'Amérique modifie d'un iota sa consommation énergétique.

Arguant de ce refus, la Russie a longtemps fait pression avant de ratifier le protocole dans les meilleures conditions pour elle.

Mais quoi qu'il advienne du protocole, il s'agit déjà d'un processus miné de l'intérieur. D'une part parce que ses seuls aspects positifs -objectifs de réduction chiffrés échéances rapprochées- sont remis en cause, comme s'il n'y avait pas vraiment urgence.

Ensuite parce que les pressions diverses réduisent des objectifs qui étaient à l'origine déjà très faibles : les experts officiels ont montré que les émissions doivent diminuer de 60 % d'ici 2050 pour que le réchauffement n'excède pas 2°C par rapport au XIXème siècle.

Réduire les hausses climatiques nécessite par ailleurs de s'attaquer aux inégalités entre le centre et la périphérie. En moyenne, les émissions devraient être réduites de une tonne de carbone par personne et par an à 0,4 tonne.

Or les Etats-Unis, le Japon et l'Europe émettent entre 5 et13 fois cette quantité, alors que la plupart des pays du Sud émettent moins de 0,2 tonne par personne. Kyoto

Enfin, les solutions préconisées par Kyoto, soit s'apparentent à des pansements sur une jambe de bois, tels les puits de carbone qui « permettent » de ne pas s'attaquer aux quantités de CO2 émises en piégeant une partie du carbone dans les plantes, soit introduisent des mécanismes pernicieux qui visent à marchandiser des droits d'émission de gaz ou à décharger sa responsabilité sur des pays étrangers.

Ainsi, les industries ouesteuropéennes peuvent répon dre aux objectifs de Kyoto en investissant dans les nouveaux pays membres de quoi augmenter l'efficacité énergétique des installations de combustibles (remplacement du charbon par le gaz naturel par exemple), sans qu'elles mêmes soient obligées à une quelconque réduction de leur consommation(supprimer ?).

Enfin, les droits d'émission permettent aux pays qui sont en-dessous des seuils qui leur ont été octroyés à Kyoto de vendre des droits à polluer aux autres pays, le tout équivalant à des échanges de 2345 milliards de dollars.

En Europe, à partir de 2005, c'est un tel système d'échanges qui sera possible entre entreprises « propres » et entreprises polluantes.

Ce nouveau marché des « permis de polluer » permet d'insérer les pollutions dans une logique marchande et technologique, d'étendre le commerce à un bien commun de l'humanité et de dissimuler la source du mal, à savoir la quantité globale d'émission de CO2.

Car si on pose le problème sous cet angle, et si on se fixe comme objectif une réduction massive de ces émissions, on se doit de bouleverser aussi bien les rapports entre Etats, en mettant fin à l'impérialisme écologique du Nord envers le Sud, que les modes de production et de consommation, afin de stopper la fuite en avant dans laquelle nous entrainent les industriels.

Tout le paradoxe des partis Verts tient là : alors que leurs succès est dû à la montée des inquiétudes et des préoccupations environnementales, leur position de supplétifs des partis socio-libéraux annihile toute la portée subversive de leurs positions initiales.

Une écologie radicale et populaire doit se poser en alternative à cette impasse en allant à contre-courant du productivisme du mouvement ouvrier traditionnel, mais aussi en mettant en avant la radicalité de la critique écologiste, et chercher à articuler changements structurels, industriels... et changements des modes de vie et de consommation.

Autrement dit, il s'agit de redonner vie à l'alliance du « changer le monde » et du «changer la vie ».

Le remplacement rapide des énergies fossiles par des énergies renouvelables, la priorité donnée au transport par le rail et l'eau doivent donc s'articuler à la limitation de l'utilisation des camions, à la reconversion des industries polluantes, et à la fin, par exémple, de l'usage individuel de la voiture (on pourrait imaginer des alternatives à la voiture individuelle telles que des associations de prêts ponctuels, évitant la production de millions de véhicules et l'usage immodéré de la bagnole).

Mais plus largement, des mesures à la hauteur des menaces qui pèsent sur notre planète nécessitent une appropriation collective des moyens de production et des biens communs de l'humanité, appropriation qui soit attentive à la préservation des équilibres écologiques. Choix fondamentaux

Cette appropriation collective n'est certes pas une condition suffisante la préservation de l'environnement, mais elle en est une condition nécessaire atin qu'une planification démocratique écologiquement supportable ait lieu.

Un grand de choix fondamentaux de société ne peuvent donc plus être abandonnés ni au marché ni à des régimes autoritaires :

quelles options énergétiques doivent être poursuivies ou abandonnées

• quelle organisation des transports et de l'industrie doit être privilégiée

• quelles mesures prendre pour réparer les dégâts causés par le capitalisme

• quels besoins de base doivent être pris en charge collectivement par la société

A partir de tels principes assez généraux, un gramme d'urgence écologiste doit battre en brèche l'idée que le productivisme assurerait le développement, la croissance et partant, l'épanouissement de l'humanité. Il faut ainsi montrer que la croissance de la production marchande s'opposait radicalement à la satisfaction nécessaire des besoins vitaux de l'espèce humaine.

Si un autre monde est possible, alors un autre mode de production, un autre mode vie sont nécessaires.