généreux d'assurance sociale à travers l'Europe - et ce sont acquis que partout le néolibéralisme ne peut plus supporter.
Les gouvernements européens cherchent tous des moyens pour augmenter lage de départ à la retraite, augmenter les cotisations dessalariés, réduire les pensions et forcer les personnes âgées les plus fragiles et leurs familles à payer la note.
En Allemagne, le gouvernement Schroeder veut combiner incitation à travailler jusqu'à 65 ans et audela (5% de bonus pour toute année supplémentaire travaillée après 65 ans) et des pénalités pour ceux qui partent en retraite avant 60 ans (3,6% de baisse par année avant 65 ans).
Il y a deux arguments avancé par les néo-libéraux pour justifier la guerre contre les personnes âgées est de 2 ordres. Le premier est que, disent-ils, il est nécessaire de diminuer les charges pour les multinationales, de peur que celles-ci ne retirent leurs investissements et leur production vers des pays où il y a moins, voir aucun système social.
Cela revient à ce que qu'une part croissante de la richesse, produite par le travail des salariés européens, aille dans la poche des grandes compagnies qui n'ont pas honte de diviser régner, en opposant la force de travail des différents pays.
Lautre argument sans cesse répété est que la biasse du taux de natalité et l'augmentation de l'espérance de vie dans beaucoup de pays européens ont pour résultat que moins de personnes en âge de travailler cotisent, ce qui justifie la remise en cause des systèmes de retraite par
Les gouvernements européens cherchent tous des moyens pour
augmenter l'âge de
départ à la retraite,
augmenter les
cotisations des salariés, réduire les pensions et forcer les personnes âgées les plus fragiles et leurs
familles à payer la
note. répartition.
Des démographes estiment que la population baissera fortement dans plusieurs pays dont l'Italie, la Pologne et la Hongrie. L'Allemagne s'attend à perdre 7 millions de personnes en âge de travailler, mais gagnera 8,5 millions de retraités supplémentaires.
Dans moins de 10 ans, la France devrait compter plus de personnes de plus de 60 ans que de jeunes de moins de 20 ans ; son système de sécurité sociale a déjà un déficit de près de 9 milliards d'Euros mais c'est moins que les exonérations de charges pour les entreprises).
La commission européenne prétend qu'en 2050, la Grèce devra dépenser 25 % de son PNB (produit national brut) pour maintenir les retraites à leur niveau actuel (le niveau actuel européen représente 10,4 % du PNB).
Une réponse évidente devrait être d'ouvrir les portes de « l'Europe forteresse » et de permettre la libre circulation pour tous les immigrés, mais cela s'oppose à l'idéologie des gouvernements qui répandent au contraire la xénophobie et font le jeu de l'extrême droite.
La seule réponse, prétendent les néo-libéraux, est de briser les retraites et de diminuer les systèmes restants. Tous les systèmes de retraite complémentaire doivent être organisé par le privé (les fonds de pension), afin de dégager de nouveaux profits pour les banques et les riches.
Les systèmes publics de retraite ont déjà été cassé par des mesures d'austérité en Grande Bretagne, en France, en Italie, en Allemagne, en Espagne et en Scandinavie, alors que POCDE et Banque centrale européenne augmentent la pression pour que se mettent en place des politiques de relèvement de l'âge de la retraite et obligent les personnes âgées à payer les soins qu'ils reçoivent.
En Grande Bretagne en 1993, le gouvernement à remplacer les soins gratuits de longue durée que recevaient les personnes âgées grâce à la sécurité sociale par des soins payant. Les retraités espagnols, certains avec de très bas revenus, doivent maintenant payer des prescriptions jusqu'alors gratuite, pour un montant total de 23 millions d'Euros par an.
L'exclusion des personnes âgées des systèmes de soins publics gratuits en Grande Bretagne ailleurs représenté un pas significatif to vers la « marchandisation » des services qui auparavant étaient exclus du marché. Il n'y a qu'au Danemark où le secteur public est toujours le plus gros pourvoyeur de soins pour le personnes âgées.
Bien sur, il n'est pas question pour les néo-libéraux de discuter d'autres possibilités de financement, comme par exemple taxer les riches et les profits, ou taxer les 1000 milliards de dollars qui circulent quotidiennement sur les marchés financiers (par la taxe Tobin).
Oxfam a calculé qu'en mettant simplement fin à l'évasion fiscale des compagnies multinationales opérant dans les pays développés, cela pourrait générer 50 milliards par an pour investir dans les systèmes de santé et d'autres services publics sans rien faire payer aux populations.
Ce n'est pas une coincidence si l'offensive généralisée de la classe dirigeante européenne les retraites survient dans un système hautement pourri et corrompu qui permet aux capitalistes de faire passer dans leurs poches les milliards des retraites et de mettre celles-ci en faillite.
Les syndicats ont fortement reculé face à l'offensive déterminée des ments capitalistes. Ils ne doivent pas tomber dans le piège de l'opposition des générations, au contraire il faut reconstruire la solidarité entre jeunes et vieux, et construire une à l'échelle du continent.
Faisons payer aux patrons la crise que leur système a produit, et construisons une meilleure Europe, basée sur la propriété collective et le vieux principe socialiste: de chacun selon ses capacité, à tous selon ses besoins.