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French regional elections - first reaction
Below we publish the joint statement (in French) made by Lutte Ouvriere and the LCR on Sunday evening (21/3) in relation to the regional elections results, where LO and the LCR waged a joint campaign. In general the joint list got 4.5-5% of the vote. This is significantly less than the combined vote of their candidates (Arlette Laguiller and Olivier Besascenot) in the 2002 presidentials. Probably their results suffer from the increased percentage of the 'official' left, notably the Socialist Party. Once again the militant left suffers from the pressure for a 'useful' tactical vote, when there is a whiff in the air that the Chirac government can be beaten, and in the light of the pressure of the Front National - who consolidated their vote in the presidential with 17.5 per cent. Nonetheless, nearly 5% of the vote for a list which explicitly revolutionary and communist shows a stable electoral base for the far left in France, way ahead of anything which could be achieved in many other advanced capitalist countries. More details later.
A propos des résultats électoraux du premier tour des régionales
Le gouvernement Raffarin et l'offensive brutale antisociale menée depuis deux ans viennent d'être désavoués. L'augmentation du chômage, les privatisations, la suppression des allocations pour les chômeurs, la démolition du système des retraites et les attaques contre l'Education nationale ont été massivement rejetées.
Quant à savoir si cela signifie une confiance renouvelée pour les partis de gauche de la part de l'électorat populaire, c'est une autre affaire. Car ce désaveu de la droite n'est pas une approbation de la gauche, même si c'est elle qui profite de cet état de fait. Le front national confirme ses positions. Au moins la démoralisation de l'électorat populaire ne lui a pas vraiment profité, même s'il représente un danger. Le mode de scrutin de ces élections favorise les partis dominants. Ainsi, avec une augmentation du nombre de leurs voix par rapport aux élections régionales de 1998, les révolutionnaires n'auront aucune représentation dans les conseils régionaux.
En ce qui concerne les listes LO-LCR, à l'échelle nationale nos scores se maintiennent et cela montre que l'électorat d'extrême gauche reste stable depuis des années, même si ses résultats ont connu des variations. De toute façon, nos organisations, aussi bien LO que la LCR, militent aussi, en permanence, parmi le peuple, les travailleurs, les salariés, les retraités, les chômeurs, les jeunes et tous ceux qui sont les victimes de cette société, pour les convaincre qu'il y a d'autres façons de changer leur sort.
Les résultats des listes LCR-LO montrent aussi qu'une partie significative de l'électorat s'est retrouvée dans les objectifs que nous avons défendus pendant la campagne. Cela représente un espoir pour les luttes futures. C'est dans ce sens que nous mènerons ensemble la prochaine campagne des élections européennes. Pour le deuxième tour, comme nous l'avons dit pendant notre campagne, nous ne donnerons pas de consigne de vote et nous ne fusionnerons avec aucune liste. Nos électrices et électeurs se détermineront librement.
Nous continuerons à défendre les objectifs qui ont trouvé pendant la campagne un écho favorable parmi les travailleurs en sachant que ce n'est pas dans les urnes mais par leur lutte que les travailleurs les imposeront.
Le 21 mars 2004 à 22 h 50 Lutte ouvrière – Ligue communiste révolutionnaire